Papa: ta mère et moi t'avons trouvé un correspondant allemand. T'es pas contente?
Moi: NON!__________________________________________________
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Je jette ma serviette dans mon assiette, pousse ma chaise en faisant le plus de bruit possible et sors de table. J'aime bien les nouvelles expériences. Mais de là à partir toutes mes vacances c'est non. Je ne pourrai pas supporter de rester loin de Sébastien! Qu'ils ne me fassent pas partir aux vacances de Toussaint et de carnaval. Ce n'est qu'une semaine, c'est pas si grave!
J'attrappe le fixe et monte dans ma chambre. Je compose le numéro de Sébastien. Mes larmes coulent le long de mes joues. Ca faisait tellement longtemps que je n'avais plus pleuré...
Sébastien: allo?
Moi: tu viens chez moi?
Sébastien: j'arrive.
Je raccroche. Je m'allonge sur mon lit et sert très fort le téléphone contre moi. Sa voix résonne encore dans ma tête. Non, je ne suis pas amoureuse. Simplement...J'en sais rien! On frappe à ma porte. Ma mère. Je lui demande de me laisser, que Sébastien va arriver. Elle descend. Elle comprend.
Je vais remettre le téléphone en place et attend sagement Sébastien dans le canapé. 1o minutes plus tard, il est là. Il vient me faire un gros bisou puis part dans la cuisine discuter avec mes parents. Il m'ennerve! Pour qui il vient lui? Je remonte donc dans ma chambre et prends bien soin de claquer ma porte. Je prend ma guitare et je joue. Je joue fort tout ce que je ne dis pas. Je chante aussi. Je crie. J'hurle. Et je finis pas éclater en sanglots. Sébastien arrive à ce moment et vient me prendre dans ses bras. Il me sussure des mots doux dans l'oreille et me carresse les cheveux. Il sent bon. Je me blottis tout contre lui. J'attrappe son t-shirt. Je ne le lache plus. Il me fait marcher jusqu'à mon lit mais je refuse de m'y coucher. Je reste accrochée à lui, comme une gamine qui a peur du croc-mitaine qui est sous son lit.
Des souvenirs refont surface et je suis prise de spasme. Sébastien essaye de me calmer tant bien que mal mais il n'y arrive pas. Il me met des claques (obligé). Je me calme enfin. Pour le plus grand soulagement de mon ami.
Sébastien: ça va princesse?
Moi: je veux pas te quitter Sébastien. Je t'aime trop pour partir! Empêche-les!
Sébastien: de quoi tu parles?
Moi: mes parents...
Sébastien: tu vas pas bien. Repose-toi.
Il me couche dans mon lit. Mais je ne lache pas sa main. Il vient s'allonger à côté de moi et me prend dans ses bras, encore une fois.
Élispe de temps: les vacances de Noël.
Mes parents avaient acceptés de ne me laisser partir qu'à Noël. Le jour-j était arrivé. Je me rendais à la gare avec mes parents et Sébastien. J'aurais voulu qu'il parte avec moi. J'avais peur toute seule. Et il l'avait compris. Il me souriait encore bêtement. Sûrement pour m'ennerver. On se tenait la main, presque comme des amoureux. Amoureux que nous n'étions pas.
Papa: voilà ma chérie, on est arrivé. Fais bon voyage ma puce!
Je lui colle un gros bisous sur la joue et le serre dans mes bras. Je fais pareil avec ma mère. Arrive alors le tour de Sébastien. J'hésite. Je n'ai pas envie de lui dire au revoir. Je déteste ça, les au revoir. C'est lui qui vient vers moi. Il me prend dans ses bras. Et moi je pleure, comme une gamine qui a perdu son doudou.
Sébastien: amuse-toi bien ma princesse. Pense fort à moi d'accord?
Moi: oui...
Sébastien: ne m'oublie pas. Je t'aime ma princesse.
Ses mots avaient fait l'effet d'une bombe dans mon coeur. Sans trop savoir pourquoi, je m'approche de lui. Sans mon accord, mes lèvres vont s'accrocher aux siennes. Je passe mes bras autour de son cou et je sens ses mains sur mes hanches. Nos bouches s'ouvrent et on laisse nos langues se rencontrer et faire connaissance. On se retire doucement.
Moi: prends ça comme un bisou d'amitié.
Sébastien: t'embrasse bien Princesse =P.
Je lui passe la langue et monte dans le train. Je fais signe à tout le monde et pars m'asseoir. Je trouve un compartiment vide. Chouette, je déteste la compagnie.
2 heures plus tard, j'arrive en Allemagne. Je me rends aux gichets et leur demande des renseignements. Je leur explique mon cas et il me dise qu'une personne m'attend à l'autre bout de la gare. Je re-traverse tout et arrive devant un petit blondinet.
Blondinet: salut, moi c'est Gustav. Je suis ton correspondant.
Moi: salut. Moi c'est Loïs.
Et c'est là que tout va vraiment commencer.Impressions? Questions? 25 commentaires pour la suite.
Lolly.